Benoit Sorel

Mai 2015

Bonjour Jean-Yves,

C'est le printemps, tout démarre :

  • Les semis sont faits, ça pousse, et les premiers sont déjà mis en terre : choux et navets. Quant aux fèves et pois carrés, semés directement en terre il y a deux semaines sans travail du sol, ça fait grand plaisir de voir leurs premières feuilles s'étaler !

 

  • Dans la serre, les fraisiers apprécient les 30 cm d'épaisseur de compost rapporté, et les premières fraises ont commencé à rougir.

 

  • Les premières ventes, enfin ! Certes modestes, mais elle donnent du sens à tout le travail de préparation du sol que j'ai fait depuis deux ans. Je vends chez moi, un "marché à la ferme" comme on dit. Mon statut ? Je vends du surplus de jardin, en tant que particulier. Je tiens un livre des recettes, recettes que je déclarerai aux impôts. Je pensais initialement vendre sur la place publique du village, les mardi soir et samedi matin, afin d'atteindre les personnes qui travaillent en semaine. Mais la législation n'autorise pas les particuliers à vendre sur l'espace publique hormis durant les heures de marché et deux fois par an au cours des vide-greniers.

 

  • Et mes livres sont enfin disponibles à la vente : Le cours technique d'agroécologie (65p., 14,99€), avec ses 89 illustrations en couleur, pour présenter entre autre comment j'améliore progressivement ma terre et comment je fais mes semis dans du terreau maison - si si c'est possible, c'est rentable et ça fonctionne. Et le cours théorique d'agroécologie (244p., 22,99€), pour identifier tous les tenants et les aboutissants de cette nouvelle forme d'agriculture et lui donner un avenir. Les livres sont disponibles auprès de l'éditeur BoD. Cliquer aussi pour les voir. Les livres sont aussi disponibles au format eBook sur amazon pour respectivement 4,99€ et 12,99€. Une petite précision : la 2nde édition du cours technique est à 14,99€, la première à 20,99€. La raison en est que dans la 1ère édition je n'avais pas regroupé les illustrations, d'où un nombre plus important de pages couleur et un prix élevé.

 

Autre petite info : grâce au site de formationbio.com, régulièrement des personnes passent me voir pour constater de leurs yeux à quoi peut ressembler un "changement de vie" couplé d'un retour à la terre.

Cordialement,

Contact : benoit.sorel"@"laposte.net

 

 

Octobre 2014

Salut Jean-Yves, salut Pascale,

La deuxième année de "prise en main" de mon jardin se termine. Après une première année consacrée à délimiter les parcelles et les allées, à faire des engrais pour "assouplir" l'ancienne prairie, cette deuxième année a servi à tester différentes espèces et variétés de légume, et à déterminer les pratiques culturales adaptées au sol et au climat. La première année d'engrais verts, sans labour et avec élimination préalable de l'herbe grâce à des bâches noires, m'a épargné des ravages des taupins (qui ont "fui" les espaces ainsi cultivés). Hélàs les mulots ne m'ont pas raté : toutes mes carottes, et bon nombre de betteraves et céleris se sont fait boulotter par ces mignonnes bestioles ! Mais l'an prochain, une couverture du sol adaptée et la présence de chats devraient minimiser cet inconvénient.

Pour cette deuxième année, les parcelles les plus pauvres ont à nouveau été couvertes par deux semis successifs d'engrais verts. L'avantage des engrais verts est de nourrir et de travailler la terre en douceur, mais il ne faut pas pour autant oublier leur grande valeur esthétique !

Cette année fut intéressante aussi par la rencontre avec une autre personne qui, dans le même état d'esprit (structure de petite taille, vente en directe, légumes locaux), est également en train de s'installer à une trentaine de kilomètres de chez moi. Ca fait très plaisir de constater qu'on est pas seul à porter un idéal de pratiques agricoles respectueuses du sol et des plantes.

Amicalement,

Contact : benoit.sorel"@"laposte.net
 

 

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